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Magazine

Rencontre avec : Benjamin et Mazen de Dure Vie

Quatre ans que Gonzo & Duke adoucissent nos vies en musique

  • Clark Engelmann
  • 27 January 2017

Ce weekend, le Panic Room, diamant de la nuit caché, niché rue Amelot dans le 11e, célèbre son 7e anniversaire. Sans tambours ni trompettes, plutôt à grand renfort de house et micro, préparez-vous à deux nuits de fête, de folie, de cocktails pornographiques, d'amour et de dope music.

Les organisateurs de cette double-birthday party ? Les fondateurs du collectif Dure Vie, fer de lance du renouveau de la nuit parisienne. Eux aussi fêtent leur 4e bougie ces prochains jours. Quatre années que Benjamin et Mazen - aka. Gonzo et Duke - s'appliquent à nous rendre la vie plus douce. Rédacteurs d'un webzine dédié aux musiques électroniques, promoteurs d'événements à Paris et ailleurs, D.A. du Panic Room et, depuis peu, en charge du projet Hard Life, pendant londonien de Dure Vie, les deux compères ont accepté de répondre aux questions de Mixmag France. Installés à deux pas du Panic dans un bistro de la rue Amelot, ils se sont livrés à l'exercice avec brio.

Première question, pouvez-vous nous expliquer pourquoi un nom pareil ?

Benjamin - On vient du même groupe de potes avec Maz, on s’est rencontré il y a 10 ans. après une Concrete avec un groupe d’amis. On a pris pas mal de photos pendant l’événement et on a décidé de ne pas les publier directement sur Facebook donc on a crée un groupe privé intitulé "Dure Concrete".

Mazen – C’est un groupe de partage de dossiers de soirées entre potes. Et c’est vrai que de "Dure Concrète" on est parti sur "Dure Dimanche", "Dures Vacances" etc.. jusqu’à arriver à "Dure Vie".

Benjamin - Un jour on a décidé de bosser ensemble avec Mazen, on s’est donné rendez-vous dans un café, il y a quatre ans maintenant, le lendemain d’une autre Concrète d’ailleurs - rires -. Et on s’est enfermé pendant 24h à peu près… On a réfléchi à la création d’un nouveau projet et le nom Dure Vie est venu naturellement…


Est ce que vous pouvez nous décrire le panel d’activités de Dure Vie ?

M - Initialement, le projet Dure VIE c’est un webzine, un blog d’actualités électroniques avec une volonté dès le départ d’organise des événements, électroniques évidemment, que ce soit dans des clubs ou d’autres lieux, à Paris ou à l’étranger. Donc aujourd’hui, le webzine existe toujours, il est assez influent sur Paris, on essaie maintenant de viser toute la France. Et effectivement, on organise des événements à Paris, à Lyon, à Berlin et à Londres, grace à notre nouveau projet Hard lIfe qui est finalement le jumeau anglais de Dure Vie, magazine et promoteur d’ événements. On a aussi la Da du Panic Room qui est un Bar Club rue Amelot, où nous nous trouvons actuellement, on gère la com et la programmation depuis maintenant deux ans et demi. Maintenant qu’on a nos bureaux, on essaie de centraliser nos projets. Avant Benjamin était dans le sport, moi dans le luxe et dans la com et on a décidé de se lancer à 100% tous les deux, de réunir tous ces projets et à terme finalement de s’ouvrir à l’organisation d’événements de manière globale, en créant une agence dans laquelle nous proposerons des solutions événementielles en rassemblant toutes les compétences acquises jusqu’à présent.


Et si vous deviez maintenant vous décrire en trois mots ?

B - Je dirai le premier Festif… Travail et…

M - Et Musique;

B - Et musique, c’est pas mal ça…

M - Heureusement on a pas dit paillettes.


Vous avez organisé des fêtes dans moult lieux de la nuit parisienne ; Machine, Badaboum, Djoon, Nuba, la Plage du Glazart, la liste est longue… Quel est votre spot préféré ?

M - Je pense que c’est la Machine.

B - Oui, pour organiser des événements c’est génial.

M - Parce que dans ce Spot là tu peux te retrouver dans plusieurs univers. Déjà tu as l’avantage de pouvoir faire deux salles avec deux styles un peu différents, c’est cool. C’est le premier endroit où on est sorti quand on avait 16-17 ans, c’est un peu mythique. Après s’il y a un lieu dans lequel on aimerait bien bosser ça serait chez Concrète. Comme tout part de là, on kifferait bien avoir nos DJs qui jouent sur le woodfloor. Après c’est vrai qu’il y a le Rex aussi… On fait notre premier Rex dans quelques semaines, donc on te dira, si le Rex est le nouveau préféré.

B - Ensuite il y a un autre spot qu’on aime beaucoup, c’est le 6B. Ce spot est un peu un lieu de fête, de débauche, où tout peut arriver, où ru es assez libre, c’est ça qu’on aime bien.

M - La liberté rend les gens responsables.

B - C’est pour ça qu’à nos events d’ailleurs Mazen et moi on essaie de faire en sorte qu’on fasse la teuf avec tout le monde. On est sérieux mais on essaie aussi de profiter au maximum de la soirée avec nos potes, on fait les cons, on se déguise avec les gens, on danse en plein milieu, on envoie une tournée de shots… Enfin, on essaie de rester dans le cadre festif pour partager un peu ce qu’il se passe, pas être juste le promoteur que tu vois vers le DJ, statique, qui bouge pas…

Pour vous, qu’est ce qui fait une FÊTE BIEN FAITE ?

B - Alors, déjà, ce qui me touchera le plus moi perso, c’est le plateau artistique, après il y a le choix du DJ à faire. Maintenant à Paris, il y a tellement de soirées tous les weekends qu’il ne faut pas se tromper sur le choix, prendre un DJ qui na pas joué depuis trop longtemps. On va aussi prendre un mec qui nous fait rêver avec Mazen c’est à dire qu’on ne va pas prendre un gars si sa musique ne nous plait pas. Notre meilleur exemple c’est MASOMENOS, Mazen a toujours voulu les booker depuis très longtemps, moi aussi. Ce sont des artistes qui nous ont appris a aimer la musique, à aimer la micro quand on avait 18-19 ans et maintenant on se retrouve à les booker et c’est une véritable fierté pour nous. COmme un mec comme Andrès, qui est un mythe aussi pour nous.

M –Au début, quand nous étions un blog musical c’est vrai que pour nous un événement c’était avant tout un bon système-son et un bon plateau, avec des gens qui nous font rêver, qui font rêver le public…Quand on part à l’étranger, quand on part en vacances, même à Paris… On va trouver les bonnes idées, proposer une expérience à notre public qui fait qu’il y a quelque chose qui va changer. Ca peut passer par une belle scénographie, par une belle ambiance, des animations, des déguisements, du maquillage… qu’il y ait un mood. Ce qu’on fait aujourd’hui pour nos événements c’est imposer un thème qu’on va décliner sur la com, la scénographie, les déguisements… que ce soit pas toujours la même chose.

B - On aime bien aussi s’inspirer de ce qu’on voit à l’étranger, j’ai l’exemple de l’ADE Festival. On a été là-bas dans le cadre du travail et de la fête, on n’a pas beaucoup dormi pendant 72 heures. Sur le premier spot qu’on fait, il y avait une énorme méduse en train de se balader partout dans la scène. Ce moment là, c’est con, mais j’ai pris une vidéo et ça m’a marqué ; c’était extraordinaire; le genre de choses qu’on voit encore très peu à Paris. On accorde encore beaucoup plus d’importance au plateau artistique en ce moment qu’à tout l’univers qui peut graviter autour. Sauf certains collectifs, en l’occurence Alter Paname et Otto10, et c’est vrai que le public parisien à aussi besoin d’autre chose.

M - Après, ok la boucle est bouclée mais c’est vrai que le cœur d’un bel événement c’est la musique. Nous on part de la musique et on s’étend sur ce qu’il y a autour.


Question classique ; votre meilleur souvenir en ces quatre années d’existence ?

M - Le meilleur souvenir ?

B - Wouuah… Je pense que ça restera quand même la rencontre avec Aurélien Delaeter au Berghain. On partait organiser un événement à Berlin, et après notre soirée, nous sommes partie en after au Panorama bar. On se retrouve rapidement au bar et on tombe sur le patron du Badaboum, Aurélien Deaeter qui reconnait les petits gars de Dure Vie. S’en est suivi qu’on a passé le weekend avec lui et qu’il nous a proposé le poste de DA du Panic Room. Le lundi matin on reçoit un mail qui nous propose un entretien et la semaine d’après on devenait les directeur artistique du Panic Room. C’est ce qui nous a permis je pense d’avoir une ouverture assez globale sur la Nuit Parisienne, et d’avoir un oeil sur les jeunes talents emergents qui vont au Panic Room qui est maintenant considéré comme un vrai tremplin. En tout cas ça restera un de mes souvenirs les plus marquants.

M - Il y en a pas mal, c’est vrai… ensuite, c’est compliqué de dire le meilleur souvenir parce que déjà on bosse sur énormément de choses ; médias, contenus, partenariats, beaucoup d’événements, de bonnes nouvelles, de belles rencontres… Le fait de faire un gros événement à la Machine, sur les deux scènes, avec deux scénographies en haut et en bas… c’est une sorte de consécration. s’il devait y avoir un événement qui m’a beaucoup marqué, c’est l’événement qu’on a fait à Londres, dans un hangar avec Romare et Bradley Zero, des performances artistiques, du mapping et du Vjing au top… Avec une ambiance incroyable dans un pays inconnu; On s’est rendu compte à ce moment là qu’on n’était pas seulement limité à Paris, qu’il y avait moyen de s’étendre, que le projet était infini d’une certaine façon.


Et le pire souvenir de Dure Vie ?

M - Le pire souvenir c’est le 13 novembre 2015 où on organisait un événement au Djoon avec Jérome Sydhneham, Tijo Aimé et Dusty Fingers, notre résident. On était au Panic, qui se trouve juste à côté du Bataclan, en train de boire un verre avec Jérome pour lui montrer le spot. En arrivant au Djoon on se pose et on apprend les mauvaises nouvelles qui affluent de partout, une vraie descente aux enfers. Là tu te retrouves à ne pas savoir quoi penser, entre j’ai un événement et la réalité de la chose… Sur le moment, tu ne te rends pas compte de ce qu’il se passe et ça te prend aux tripes.

B - C’est un ensemble de mauvais souvenirs assez horribles…

M - C’est vrai qu’il y a eu un énorme gap entre l’excitation de faire un bel événement un vendredi soir à Paris et l’annulation à cause d’attentats terribles pendant un concert.

Ce dont nous êtes le plus fier maintenant ?

B - Je pense que notre plus grande fierté c’est d’avoir monter un projet qui nous tenait à coeur, d’avoir travailler dur pendant les deux premières années en mélangeant nos deux travaux respectifs. Maintenant, Dure Vie nous permet de vivre, de faire ce qu’on aime au quotidien, d’avoir une belle équipe soudé et d’organiser des événements à notre image et qui nous plaisent. On y arrive au fur et à mesure. Et la fierté c’est d’avoir su créer une équipe cohérente dans Dure Vie. Garder ce mode de vie tout en ayant monté un projet comme Dure Vie c’est vraiment très agréable.

M - La fierté c’est de ne jamais s’arrêter même pendant les moments difficiles, de toujours vouloir viser plus haut.

Votre coup de coeur musical du moment ?

B - Le DJ qui me fait bien kiffer en ce moment c’est Folamour que nous avons booké au Badaboum en Janvier dernier. J’aime également beaucoup Palms Trax, c’est un excellent producteur que nous accueillons d’ailleurs à la Machine le 24 Mars.

M - M - En live déjà, il y a Leo Pol qui me fait complètement squeezer. Côté production il y a par exemple YSE Saint Laurent, un des gars de Rhythm Plate qui est un grand génie, je l’écoute beaucoup en ce moment. Sinon en producteur français je dirais Flabaire. C’est un musicien qui a fait du jazz, qui possède aussi une inspiration rock et musiques psychédéliques de manière très générale, ça se ressent dans sa musique et c’est top. Il y a aussi Romare qui est pour moi un gars complètement au-dessus de tout le monde actuellement.

B - Je valide.

C’est quand votre prochain événement ?

B - Panic Room c’est ce weekend; on fait les 7 ans avec un anniversaire sur deux jours. Une soirée plutôt micro le vendredi, avec Grégo G, Leo Arnold de chez Crazy Jack, Charly et Tanguy de l’Alter Paname. Il y aura aussi Samuel Sapin qui viendra jouer, de Sapin Blossom. La Piraterie aussi sera là. Et le samedi on part sur une soirée house avec In The Box records, Dusty Fingers de Dure Vie, Eric Labbé, les mecs du LAB festival, Daemon et Romain Dafalgang et les mecs de Bashed Groove qui ont fait un excellent événement un dimanche au Nuba.

M - Notre prochain événement Dure Vie, car on célèbre les 7 ans du Panic Room mais aussi les 4 ans de Dure Vie qu’on fait sur quatre dates. On fait notre premier Rex avec Terrence Parker qui fera trois heures de set, ça sera aussi le premier Rex de Dan Shake qu’on book pour la 3e fois à Paris et le premier Rex de notre résident Dusty Fingers. C’est une consécration pour pas mal de monde. On est sur un line-up de légende et de futures légendes.


Votre Coktail préféré au Panic Room ?

B - Le mojito.

M - Mon cocktail préféré ? Le Clémence Renaud, qui porte le nom de notre ancienne barmaid au Panic Room, qui nous a quitté malheureusement. C'est le seul cocktail, avec le Duke et Gonzo, qui ne porte pas le nom d’une actrice de film X. Dedans il y a de la confiture de mirabelle et de la coriandre et c’est vrai que c’est un cocktail assez fat


Dernière question ; dans quatre ans vous êtes où ?

B - Dans 4 ans j’espère que nous serons entre plusieurs villes, avec différents projets mais qui tournent toujours autour de l’événementiel. Notre projet d’événement pour des marques est en train de prendre forme, londrès avance petit à petit donc j’espère que ca aura bien grandit comme son frère jumeaux Dure Vie.

M - Moi je dirait que le 24 janvier 2020 on est probablement dans un train ou dans un avion, je ne sais où ni vers où… Mais clairement en direction de quelque part. Nos projets en fait se font en fonction des rencontres et des opportunités. Et c’est vrai que si je devais parler pour moi, dans quatre ans, être dans l’eurostar entre Paris et Londres et Londres et Paris, ça serait cool.

Propos recueillis par Clark Engelmann

Retrouvez ici les liens des événements facebook pour les 7 ans du Panic Room et pour les Quatre ans de Dure Vie au Rex Club. Happy Birthday Pannic Room ! Happy Birthday Dure Vie !

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