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Découverte : Chams, devenu producteur à la suite d'un parcours initiatique dans les Alpes

« J'ai pu m'approcher suffisamment de la Vérité pour savoir que je devais dorénavant me consacrer à la création »

  • Camille-Léonor Darthout
  • 29 August 2017

Chams est l’alias d’une nouvelle vie, d’un homme métamorphosé. En quête d’épanouissement et de recherche de soi, ce fils d’alpiniste s’aventure en solitaire sur la chaîne de massifs dominée par le Mont Blanc. Une quête de vérité genèse d’une nouvelle vie, qui l'incite à se mettre à la production dès son retour des Alpes.

Son premier EP Lettre d’Amort est un savant mélange de mélodies mélancoliques et de beats minimalistes, un univers biaisé - entre crainte et renouveau, douceur et violence. La musique de Chams invite à la plénitude tout en engageant une réflexion philosophique sur le sens de la vie. Termes complexes dans la simplicité des airs électroniques, Chams se confie sur son nouveau projet musical et ses tourments.

Dis-nous en un peu plus sur toi, sur Chams. Tu collectionnais la musique étant adolescent. Cette musique t’a donné l’envie d’initier ton projet musical. Qu’est ce que tu écoutais exactement? Quels disques t’ont marqué ?

Étant plus jeune j'ai principalement écouté du rap français et de la musique électronique, mais ce n'est que plus tard que j'ai eu envie de faire de la musique, et c'est en rentrant de mon voyage initiatique que j'ai commencé à essayer d'en faire

Parle-moi un peu plus de ton voyage en solo dans les Alpes, qui t’as inspiré cet album. Pourquoi l’avoir fait ? Pourquoi seul ? Qu’est ce que tu en as tiré ? Quels souvenirs marquants ont directement influencé ta musique?

C'était une période où j'étais assez instable mentalement et où la situation était en constante dégradation, cela m'est donc apparu comme le meilleur moyen de rééquilibrer mon état psychique. Il m'a semblé naturel et indispensable de le faire tout seul, je voulais voir ce que la Terre avait à me dire et pour l'écouter il a d'abord fallu que je me taise, en étant accompagné cela n'aurait pas été possible.

En fait, je ne vois pas vraiment de lien direct entre la musique que je fais et mon initiation dans les Alpes, mais c'est grâce à elle que j'ai pu m'approcher suffisamment de la Vérité pour savoir que je devais dorénavant me consacrer à la création. Je dirais que ce voyage est une sorte de genèse.

Que ce soit à la simple écoute des tracks et leur beats marqués, claquements ou même leur titre ("ultraviolence", "a dieu", "tout seul") : on ressent beaucoup d’émotion, de la peur, de la colère. Est-ce sentiment qui t’as guidé dans ton travail artistique?

Il est certain que la peur de la mort, et tout ce qu'elle implique, est l'émotion qui occupe la place la plus importante dans ma musique.

Tes paroles incitent à la réflexion : quel message veux-tu faire passer?

Je pense que les paroles et les titres que j'ai écrit sont suffisamment évocateurs pour que je n'ai pas à expliciter davantage le message de l'EP. Je ne pourrais de toute façon pas formuler de manière précise celui-ci, c'est aussi pour cette raison que je fais de la musique. Ce n'est pas une idée concrète qui pourrait s'énoncer en quelques lignes. Disons que c'est un ensemble de concepts interconnectés au sein duquel il est impossible d'en comprendre une partie sans en comprendre le tout.

Je ne crois pas que le message que j'essaie de faire passer puisse être enseigné. Selon moi, pour le comprendre, cela relève plus d'une démarche interne que d'un apprentissage par le langage.

Parles-nous du label Abîme sur lequel ton EP Lettre d’Amort paraît. C’est la première release du label, comment est né votre collaboration? Tu es investi dans le projet?

Abîme est une plateforme de création artisanale, qui accueille toute personne souhaitant réussir à dompter son ego afin de pouvoir dévouer son existence à un intérêt supérieur, la recherche de la Vérité.

Découvrez en avant-première 'Tous seul', morceau issu de l'EP Lettre d'Amort, disponible le 28 septembre sur le label parisien Abîme.

Camille est rédactrice stagiaire à Mixmag France. Suivez-la sur Twitter.

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