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5 conseils de vétérans des Eurocks pour profiter au max de son festival

Guide de survie pour un festival XXL sur des roulettes

  • La Rédaction
  • 27 June 2018

Partir en festival demande une préparation physique, mentale et matérielle de haut vol. Braver la canicule après avoir dormi 3 heures quasiment à même le sol, survivre sans manger et en ne buvant quasiment que de la bière pendant 4 jours ou ne serait-ce que l’idée de faire ses besoins dans des toilettes publiques à l’hygiène douteuse peuvent être des épreuves difficile à concevoir pour les moins apprêtés. Heureusement, il existe des professionnels du terrain qui, au gré d’expérimentations délicates et parfois foireuses, ont pu dresser un bilan complet des bons plans, sur les sentiers battus de la fête estivale.

Grâce à l’appel à témoignages réalisé sur la page Facebook des Eurockéennes, nous combinons nos forces pour fournir le parfait guide de survie du festivalier aux Eurockéennes. À considérer avec sagesse et précaution.

Conseil n°1
Surveiller la boisson, tu devras

Dans la ligne temporelle des choses, on aurait d’abord dû parler de l’installation au camping ou le matériel adéquat. Mais finalement, la règle NUMBER ONE du festival, c’est de repérer au plus vite la buvette et autre forme de stock de bières à proximité (ne serait-ce que la glacière du voisin en cas de pénurie).

Supporter la chaleur, l’inconfort et l’attente avant l’ouverture du site se résume en un mot : houblon. Un festivalier dur à cuire ne devrait jamais oublier que dans un camping, l’apéro commence à 10h après la douche (donné qu’il y en ait une). Il est essentiel de connaître une règle d’or : ni trop, ni pas assez. Un juste milieu pour être de bonne humeur sans passer du côté obscur de la force, a.k.a un brancard de la Croix Rouge.

Alors on ne s’attaque pas aux spiritueux avant de s’être enfilé un croissant pour tenir la route, on évite de boire dans le mélange douteux du voisin habillé en fée, on arrête de croire que les shooters ça passe mieux en festoche et surtout, on n'hésite pas à faire une pause si on sent que la prochaine canette va nous décapsuler. Si ce n’est pour vous, pensez à vos potes qui devront vous traîner dans le sable entre deux concerts…

Conseil n°2
Ton prochain, tu aimeras

S’aimer les uns les autres en festival - un cliché ? Pas en festival. Été + musique + no stress + joie = cocktail d’amour. Attention, on ne parle pas d’amour à proprement parler mais plutôt de fraternité, de bienséance et de spontanéité. En festival, pas de barrière. On parle aux autres, on sourit, on s’invite à boire un coup, on danse et parfois, on s’embrasse.

C’est ça, l’essence-même du bon festival, l'esprit « good mood ». Être avec de bons potes est évidemment un atout, mais repartir avec tout un nouveau troupeau d’amis devrait être une mission. On aide son voisin à monter sa tente , celui-ci vous propose une bière. L’ampli qui tombe en rade au camping? Pas grave, le voisin en a une ! La scène est trop loin et t’y vois que dalle ? Demande au mec à ta gauche de te porter sur ses épaules. C’est si simple de profiter de la vie avec les autres.


Conseil n°3
La Mairie, tu chercheras

Saviez-vous que depuis l’an dernier, le camping des Eurockéennes possède sa propre mairie ? Tout bon petit campeur devrait faire l’effort de se présenter à sa nouvelle municipalité. L’an dernier, notre équipe était partie à la rencontre du maire qui s’était installé une immense structure avec toute son équipe, faite de mobile homes, caravanes, mini piscine gonflable et de plusieurs milliers de boîtes de Pringles, sponsor du festival. Un joyeux bordel et une équipe démente qui vous accueille matin et soir pour toutes réclamations, confrontations en duel et apéros.

Conseil n°4
Ton matériel de survie, tu n’oublieras pas

Oui, partir en festival requiert un équipement spécifique. Les essentiels : une glacière pour les boissons ET les aliments (la piscine gonflable à remplir d’eau peut faire l’affaire). Pensez à éviter de prendre de la nourriture fragile ; on oublie les fruits, légumes et le fromage et on privilégie les boîtes de conserve, le pâté et le pain de mie. Des chaussures de marche et des vêtements confortables (oubliez les nouvelles pompes achetées aux soldes d’été et la salopette trop galère pour uriner si vous êtes une femme).

Du papier toilette, non fourni dans les portaloos. Il est également conseillé de surveiller de prêt le passage du camion de nettoyage – surnommé « aspirateur à caca » – afin de profiter de toilettes propres et de s’éviter les hauts de cœur de bon matin.

Un poncho ou k-way anti-déluge. Et bien sûr, un appareil photo jetable, pour immortaliser les meilleurs moments et les plus belles scènes. Une dragonne pour accrocher son téléphone portable à son sac ou à son pantalon (et éviter de le perdre et de se le faire voler).

Nota bene : pour sa toilette, il existe des douches solaires portables très pratique pour éviter les quelques 8km de queue qui vont attendront chaque matin, dès 9h.

​Conseil n°5
Le site, tu exploreras

Un festival, même si l'ambiance et l'atmosphère y sont pour beaucoup, c'est aussi et avant tout une expérience musicale. Alors oui, l'apéro c'est bien, mais si c'est pour ne pas pouvoir décoller sa cuisse du gazon, no way. Le site du festival regorge d'activités en tout genres et de groupes et artistes dont on a jamais entendu parler et qui pourtant, envoient du lourd sur scène. On ne peut pas tout connaître, et c'est bien pour ça qu'il faut rester à l'affût de la moindre découverte. Surtout lorsque l'une des scènes est idéalement situé au bord du lac, les pieds dans le sable. Une presqu'île qui rend toutes performances encore plus belle. Petit bonus sur le site des Eurockéennes cette année : pour la 30e édition, une Grande Roue va être installée pour découvrir le site avec une vue panoramique. Très bonne idée pour un petit moment d'intimité, voir son artiste préféré la tête dans les étoiles ou simplement prendre l’air. Aussi, avec le projet de danse Mouvements chaque jour, un chorégraphe s'affaire à la réalisation d'une interstice chorégraphique entre les concerts. Soyez à l'affût, il n'est pas impossible de croiser un danseur en train d’être filmé sur place.

Crédits :

Photos : Brice Robert

Etienne Kopp

René Garcia

L'Épiphanographe

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