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‘Sober Party’: la nouvelle tendance des raves sans alcool arrive en France

Rencontre avec Daybreaker, fer de lance de ces événements sans bar

  • Camille-Léonor Darthout
  • 29 August 2017

Phénomène en pleine expansion, les ‘sober party’ ou littéralement ‘fêtes sobres’ révolutionnent le format des soirées. Bien sûr, faire la fête sans influence et danser en étant tout à fait sous-contrôle n’est pas novateur. Mais en relativisant, l’observation est vite faite ; rares sont les établissements de nuit, les événements dansants qui ne proposent pas d’alcool au bar.

De nombreux organismes se mobilisent désormais et initient des évènements sans-alcool dans le but de revaloriser l’énergie du public autour de la musique. Une pratique déjà répandue chez nos voisins berlinois et londoniens, grâce aux organisateurs We Are One, Ecstatic Dance ou encore Morning Gloryville. Que ce soit en journée ou toute une nuit durant, les participants profitent de DJ sets, projections laser voire jus de fruits frais. L’ambiance n’y est pourtant pas moins délurée puisque costumes, paillettes et couleurs fluos y sont bien présentes, à l’instar des raves habituelles.

Parmi ces organisateurs qui revendiquent le sans-alcool, DayBreaker est l’un des plus influents. Un projet itinérant qui a pris racine à New-York, avant de s’exporter de part et d’autres des Etats-Unis, de San Francisco à Miami. DayBreaker a également célébré ses premières éditions à Shanghai, Montréal, Londres, et bientôt Paris. Les fondateurs de Daybreaker, Brimer et Radha, racontent pourquoi ils ont voulu initier ce nouveau concept.

Automne 2013 à Brooklyn. Brimer et Radha partagent quelques falafels tard dans la nuit. Les deux amis de longue date conçoivent alors l’idée d’une fête en plein jour. Un moment convivial à partager avec les gens que l’on aime avant d’aller au travail, sans alcool et plein d’énergies positives. Finalement, ce que désirent Brimer et Rhada, c’est de faire de la fête un événement spirituel et bon pour le corps et l’âme. Donner une alternative à ceux qui préfèrent enflammer le dancefloor plutôt que le footing. La première édition vient rapidement, dans un Coffee Shop d’Union Square en décembre de cette même année. Il neigeait, et les gens attendent Brimer et Radha à la sortie pour les enlacer et les remercier.

« C’est ce que nous cherchons et nous voulons voir émerger ». Avec un public aussi réceptif, Daybreaker devient rapidement plus qu’un simple évènement qui propose de s’amuser sans alcool, c’est une petite communauté qui se construit. Cours de musculation, yoga, nourriture saine et jus de fruits frais. Le concept réinvente ce que l’on croyait savoir sur la fête, elle devient healthy.

La musique est le point culminant de l’attraction. Partout, de l’entraînement au DJ set, la musique rythme la matinée des participants. Les artistes sollicités varient selon le pays, ce sont tous des locaux. Les lieux sont quant à eux pour la plupart secrets et dévoilés peu de temps avant la matinée Daybreaker. Le tout dans le but d’entamer la journée dans la bonne humeur et de se reconnecter avec la musique.

« Les gens ont dansé et se sont beaucoup engagés dans les expériences musicales participatives, depuis des milliers d’années, que le monde de la nuit moderne a en grande partie perdu. Alors que je pense que c’est l’essentiel quand il s’agit de musique et de danse », affirme Brimer, décidé à laisser le monde de la nuit aux autres et à instaurer avec DayBreaker un “monde du matin” plus en phase avec l’instant présent.

L’organisation se déplace prochainement à Paris pour trois heures de fête sans alcool, de 6h à 9h du matin juste avant le boulot. Ce sera le 29 septembre, dans un endroit encore tenu secret. Au programme : petit-déjeuner, yoga et danse. Plus d’informations par ici. Découvrez les 'sober party' dans la vidéo ci-dessous.

Camille est rédactrice stagiaire à Mixmag France. Suivez-la sur Twitter.

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