Search Menu
Home Latest News Menu
Blog

Rendez-nous nos physios!

Pourquoi a-t-on besoin des physios - et quelles sont ses véritables missions ?

  • TONI TAMBOURINE
  • 23 August 2016

À la fin des années 90, Toni Tambourine était physio d’un des clubs les plus mythiques de Londres. Aujourd’hui, de nombreux clubs britanniques en engagent à nouveau et relancent cette pratique longtemps oubliée. Ici, Toni nous expliquera pourquoi les physionomistes sont importants dans le monde du clubbing.


J’étais passionné de clubbing dans les années 90 et 2000, une période vraiment différente de celle que nous vivons actuellement. Il y a eu un moment où les tenues de soirées étaient scandaleuses, un temps où les jeunes designers britanniques comme Alexander McQueen, Nick Coleman ou John Richmond sortaient avec leurs propres vêtements, un temps où le photographe Rankin enchaînait les clubs pour photographier les personnes qui sortaient le plus du lot, et tout le monde voulait en faire partie. À ce moment là, les physios étaient partout.

« Sorry, not tonight » : des mots prononcés par tous les physios depuis les années 80... non pas des phrases clichés comme « Your shoes are shit and you have fake ID». On en retrouvait au Blitz Club ou dans des clubs comme Love Ranch, The Wag ou The Brain, des légendes comme Phillip Salon au Taboo ou Jenny Rampling au Shoom. Les physios les plus célèbres étaient enracinés dans les "superclubs" de Londres comme Ministry Of Sound, Home ou Fabric. Dans les Midlands et le nord de l’Angleterre, il y avait MissMoneypenny et Chuff Chuff, Golden au Stoke, Vague, Speed Queen et bien sûr l’institution qu’est Back to Basics à Leeds avec Gaz Lethbridge qui est resté physio pendant 23 ans.

À cette époque, le clubbing n’était pas juste un truc de DJ. C’était une expérience : le lieu, le décor (certains clubs dépensaient plus d’argent en décor que d’autres en dépensent aujourd’hui dans les cachets des DJs), le système son et bien sûr le physio, qui était au centre de toute cette expérience. Je me souviens quand je faisais la queue au The Milk Bar – un petit lieu terriblement cool qui appartenait à Nicky Holloway, qui a permis à Ibiza d’être ce qu’est l’île aujourd’hui. Je mettais des heures à me préparer, j’essayais de paraître confiant et j’espérais et priais pour que le physio me laisse rentrer. Quand j’ai vu les autres se faire recaler et que j'ai réussi à entrer, il n’y avait pas de mot pour décrire la sensation que je ressentais – j’ai passé la nuit la plus mémorable de ma vie. J’avais l’impression d’être à ma place. Comme si je l’avais mérité.

(...)

Next Page »
Loading...
Loading...