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Cratedigging

Cratedigging : Breakfast Club

La sélection spéciale after du Breakfast Club

  • Clark Engelmann
  • 17 February 2017

Derrière le doux nom de Breakfast Club se cache un brunch dominical un peu plus épicé que la moyenne, certainement plus savoureux et surtout beaucoup plus groovy. Le genre de brunch que vous n'avez certainement pas envie de passer en compagnie de vos parents, beau-parents ou tantines...

La ville de Paris, malgré l'embrasement électronique qui s'est emparé d'elle ces dernières années, manquait toujours cruellement d'un véritable after. Ce ne sont pas les globe-clubbers coutumiers de Londres ou de Berlin qui pourront affirmer le contraire.

Deux collectifs parisiens, RA+RE et Playground Paris ont, en l'espace d'un an changé la donne en proposant un French breakfast dont eux seuls ont le secret. Ces deux collectifs de DJs, organisateurs d'événements, producteurs et diggers invétérés ont unis leurs talents, animés par le même désir : faire la fête après la fête. De façon récurrente maintenant, ils investissent le Café Barge, péniche amarrée face à la Cité de la mode et du design pour le plus grands bonheur des oiseaux de nuit et parfois des lève-tôts.

Leur concept repose sur trois piliers, trois saints sacrements de "l'Après" ; la première règle de l'after est qu'il dure du levant jusqu'au ponant, pour préserver la fraîcheur du public autant que celle du lieu. La deuxième règle de l'after, l'identité des artistes invités, artistes d'envergure internationale, demeure secrète jusqu'au dernier moment. Enfin, la troisième règle de l'after est qu'il ne faut - presque - pas parler de l'after, afin de préserver la petite communauté d'amoureux de musique et de fête qui s'est formée au fil de l'eau.

Le Breakfast Club célèbre ce dimanche son premier anniversaire. Un an et six fêtes mémorables, décontractées et pourtant pointues, qui ont vu des DJs comme Onur Özer, Andrew James Gustav, Seuil, le Loup ou Max Vaahs enflammer le parquet du Café Barge. Les résidents du Breakfast Club ne sont pas en reste, musicalement parlant. La preuve avec cette sélecta "spéciale after", préparée avec le plus grand soin.

Retrouvez l'événement de ce dimanche sur facebook juste ici. Breakfast Club #6, de 6 heures à 18 heures, Café Barge, 5 Port de la Râpée, 75012, Paris.


Cybotron – Techno City – 1984

1984. Année fantasmagorique s’il en est, qui inspire, pour le pire, Georges Orwell dans sa terrible anticipation et voit aussi, pour le meilleur, la Techno émerger des quartiers industriels et sinistrés de Motor City. C’est aussi l’année de lancement du premier Macintosh, symbole d’un progrès techno-logique indissociable du courant musical naissant. L’immense classique proposé par Juan Atkins cette année là, avec son groupe Cybotron, doit être appréhendé comme une émanation d’un contexte historique précis. Entre revendication sociale et fascination technologique. Ainsi naissait la Techno

LFO – Track 4 – 1990

"Warp, cette institution anglaise qui, par sa capacité visionnaire et créative unique, a profondément modelé les musiques électroniques. Le label, à l’image des beautés brutes produites par LFO, a aussi introduit le son industriel et bleepy caractéristique du Royaume Uni. Ce dernier se trouve plus que jamais réhabilité par le mouvement rétro-futuriste galopant au sein de la scène européenne."

Hexagone – Sea Birds – 1994

"Qui d’autre que Ludovic Navarre pour représenter notre Hexagone, dont l’influence sur les musiques électroniques est loin d’être anecdotique ? Le maestro de St Germain s’illustre remarquablement à la production d’une Techno pure à l’acidité profonde qui trouve parfaitement sa place dans le catalogue du légendaire label hollandais Djax-Up-Beats. La classe."

Boo Williams – Midnight Express – 1995

"Il aurait été difficile de ne pas faire un clin d’œil à l’œuvre prolifique des producteurs de Chicago qui demeurent, à bien des égards, parmi les grands maîtres en matière de House instrumentale. Boo Williams, à l’instar de son mentor Glenn Underground, en est un exemple éclatant. Qu’elles font du bien, ces tracks, quand l’aube révèle les premiers rayons du soleil !"

Narcotic Syntax – The Drumpads of Jericho – 2004

"Un clin d’œil inévitable, pour finir, au label de Thomas Franzmann et Markus Nikolaï, incarnation parfaite de l’esprit créatif allemand post-réunification. Une minimale à la syntaxe complexe et disruptive qui ne renie rien pour autant de son héritage House, comme Techno. Ces messieurs James Dean Brown et Uwe Giegler en témoignent savamment à l’occasion de ce deuxième EP réalisé pour la maison Perlon."

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