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Culture

« Je danserai si je veux » est le film féministe dont on avait besoin

Une oeuvre israélo-palestinienne qui fait fi des clichés

  • Marie-Charlotte Dapoigny
  • 19 April 2017
« Je danserai si je veux » est le film féministe dont on avait besoin

Sorti en salle le 12 avril, le film Je Danserai Si Je Veux dresse le portrait revigorant de trois héroïnes palestiniennes luttant pour leur émancipation. Le double titre de la version originale ‘Bar Bahar’ en arabe « terre et mer » et en hébreu « Lo cham, Lo po » « pas ici, pas là-bas » est symptomatique de l’origine du film « à la fois palestinien et israélien », fruit de l’ambition de la réalisatrice arabe israélienne Maysaloun Hamoud et d’un producteur israélien juif, Shlomi Elkabetz.

L’histoire est celle de deux colocs à Tel Aviv : Layla est avocate, Salma est DJ et barmaid. Elles parlent toutes deux tantôt hébreu, tantôt arabe. Elles sortent, boivent et se droguent, ramènent parfois des coups d’un soir à la maison (l’une est hétéro et l’autre gay).

Le film exprime la tension de ces femmes déchirées entre leur nationalité israélienne et leur culture palestinienne. Layla et Salma font ensuite la rencontre d’un troisième personnage, celui de Nour, une palestinienne de sensibilité plus traditionnelle : voilée et fiancée à un homme de son village, elle s’apprête à le rejoindre après ses études pour fonder un foyer. Mais elle va rapidement prendre rapidement goût à l’attitude libertaire de ses comparses, alors que ces deux dernières elles-mêmes prennent conscience de limites qu’elles refusaient de voir.

« Pour moi, l’opposition ne se situe pas entre Orient et Occident, mais entre conservateurs et libéraux, » confie la réalisatrice Maysaloun Hamoud dans une interview donnée à Cheek. « Les Occidentales ne sont pas nécessairement plus libérées. »

Crédit image : © Paname Distribution

Marie-Charlotte est rédactrice web pour Mixmag France, suivez la sur Twitter.

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