Clap de fin pour l’IBOAT à Bordeaux
La club a annoncé sur Instagram la fin définitive de ses activités après 15 ans d’existence
L’annonce tombe brutalement : c’est la fin du club situé à Bordeaux, « Touché coulé » écrit le compte Instagram de l’IBOAT. Depuis, les hommages s’enchaînent, le public, mais également de nombreux artistes, comme Laurent Garnier ou encore Anetha, apportent leur soutien. Cette décision laisse une vingtaine de salariés au chômage.
C’est à travers un communiqué sur Instagram que le club annonce la fermeture définitive. « L’IBOAT n’était pas une discothèque. Il était une scène. », peut-on lire dans leur message. Pendant 15 ans, il y avait les concerts, les festivals, les nuits qui n’en finissaient pas. Il s’est imposé comme un espace d’expérimentation et de transmission, où de jeunes artistes ont grandi auprès des plus grands, où des collectifs ont pris racine et où la scène locale a trouvé un réel soutien. C’est aussi là que beaucoup ont découvert, parfois pour la première fois, les musiques électroniques.
Pourtant, le bateau a coulé. Alors comment ce lieu mythique a pu tout perdre ? En réalité, cette décision arrive trois semaines après l’annonce d’une fermeture administrative de deux mois que l’IBOAT allait subir. Retour sur les faits : en novembre 2025, une femme a été victime d’une agression sexuelle et sexiste sur le pont de l’établissement, elle a reçu « une fessée ce qui avait pour effet, entre autres, de lever sa jupe », d’après le rapport de police.
Le club clame que cette décision « détruit plus qu’elle ne répare », expliquant que « l’équipe présente ce soir-là et entièrement formée à la prévention et à la prise en charge des violences sexistes et sexuelles était intervenue sans délai ». D’après l’IBOAT, « l’auteur présumé aurait été identifié, exclu du lieu et remis aux forces de l’ordre ».
Néanmoins, beaucoup accusent le lieu de ne pas avoir réagi. Il résulte du rapport de police que « c'est l'amie de la victime qui a appelé les services de police, la victime ayant précisé que le directeur de l'établissement lui aurait indiqué qu'il n'était pas utile de déranger les services de police si elle ne souhaitait pas déposer plainte ». L’équipe, quant à elle, conteste la responsabilité. La préfecture a toutefois maintenu la fermeture administrative de deux mois, ce qui viendra, trois semaines plus tard, mettre un terme définitif aux activités de l’IBOAT.

