KŌMA : immersion dans l’underground bruxellois
Une nouvelle Live Session qui transforme le set en expérience totale
À Bruxelles, une nouvelle génération redéfinit les codes de l’underground électronique, et KŌMA en est l’un des visages les plus affirmés. DJ et producteur, il s’est imposé en cinq ans comme une figure centrale de la scène bass locale, traçant un parcours aussi cohérent qu’intense.
Son univers se nourrit de l’héritage hardcore des années 90 et de la culture club britannique, mais s’en affranchit pour créer une esthétique hybride : breakbeats tendus, bass puissantes, textures électroniques aux accents cinématographiques. Cinq EPs ont progressivement façonné cette signature sonore, marquée par l’usage d’instruments hardware et un travail minutieux du sampling, donnant naissance à des morceaux à la fois physiques et immersifs.
Habitué aux rencontres derrière les platines, il a partagé la scène en B2B avec des artistes tels que Fred again.. ou encore Aloka.
En 2025, KŌMA accélère le tempo : 43 dates, dont la tournée USB002, et la cofondation de GIMIC Radio, rapidement devenue un acteur clé des webradios communautaires. Dans cette effervescence, il ouvre un nouveau chapitre avec sa Live Session, pensée comme un voyage audiovisuel continu. Réalisée par la scénographe et directrice artistique Kénia Raphaël, qui a notamment collaboré avec l’artiste PLK, cette performance a été dévoilée pour la première fois le 23 février.
Ici, il ne s’agit pas juste d’aligner des morceaux, mais bien de construire un voyage : une œuvre continue où chaque séquence prolonge la précédente, dessinant une trajectoire sensible et introspective.
Pendant presque treize minutes, KŌMA construit une traversée en quatre temps : l’après-midi, la soirée, la nuit, puis l’aube. Chaque étape impose sa texture, son climat, son intensité, soutenue par un habillage visuel qui nous plonge au cœur de l’expérience. Le set débute dans une atmosphère plus légère, mais une tension constante se fait sentir, subtile mais persistante et s’amplifiant au fil du live, jusqu’à nous immerger entièrement dans son monde.
Entre bass, electronica et sons expérimentaux, le live explore le mouvement plutôt que les drops, chaque passage dévoilant de nouvelles couches sonores, invitant à se perdre dans la profondeur du set. Cette immersion prépare le terrain pour une expérience en live qui promet d’être tout aussi captivante.
Le projet sera présenté en première le 3 avril à La Boule Noire à Paris et le 8 avril au Botanique à Bruxelles, deux lieux emblématiques qui offriront un cadre idéal à cette performance immersive et intense.
Crédit photo : Lena Simonne

