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Paris Electronic Week 2026 : les rendez-vous qu’on vous conseille de ne pas manquer

Du 30 septembre au 4 octobre, la Paris Electronic Week revient pour une 14e édition qui ne se contente pas de parler de musique électronique. Pendant cinq jours, workshops, talks, performances et soirées vont aussi s’intéresser à ce qui se joue derrière les dancefloors : précarité, concentration du secteur, inclusion, écologie, appropriation culturelle ou encore place des scènes indépendantes.

  • Margaux Reynders
  • 28 September 2026
Paris Electronic Week 2026 : les rendez-vous qu’on vous conseille de ne pas manquer


Mercredi, La PEW ouvre le débat avec « Connaître sa valeur. Vivre de son métier », mercredi de 14h à 15h30 au Point Éphémère. En collaboration avec MEWEM, le workshop animé par Gwenaëlle Kerboul s’intéresse aux inégalités économiques auxquelles restent confrontées les femmes dans les musiques électroniques : rémunération, négociation, précarité et difficulté à faire de son activité artistique un véritable métier. La journée se poursuit avec des rencontres professionnelles en mixité choisie avec Vénus Club, de 16h à 18h30, réunissant notamment les artistes Belaria et Vanille, ainsi que plusieurs professionnelles de l'industrie. Et le soir, changement de format avec Femme Bass Mafia, de 20h à 1h au Point Éphémère, avec Miszo Mama, Lior b2b PONYO et Carré Dangermami.

Jeudi, la PEW pose une question essentielle : qui construit la culture d'une ville ? De 18h à 19h30 à Mains d'Œuvres, le talk « Building local cultural heritage: the role of city festivals? » réunit Bernhard Steirer (Elevate), Bronne Keesmaat (Rewire), Clara Rodorigo (Terraforma Exo), Michail Stangl (CTM Festival) et Juliette Josse. Le débat porte sur le rôle politique et culturel des festivals, l'accès aux espaces et le soutien aux écosystèmes indépendants. À la même heure, « Concentration dans les musiques électroniques : comment protéger les scènes indépendantes ? » s'attaque directement à la concentration du live entre quelques grands groupes, alors que les petites salles et festivals travaillent avec des moyens beaucoup plus limités. Et au Point Éphémère, de 18h30 à 21h30, Sentimentale Vacarme organise une jam électronique en mixité choisie, pensée comme un espace d'expérimentation pour les femmes et minorités de genre. La soirée continue à La Station – Gare des Mines, de 20h à 1h, avec Panchronics, Israfil et Innersha.

Vendredi concentre probablement les discussions les plus directement liées aux luttes qui traversent actuellement la scène électronique.

À 16h à Mains d'Œuvres, « Nightlife as integration spaces for foreign communities » interroge la capacité de la nuit à accueillir les artistes déplacé·es et les communautés étrangères. Puis, à 18h, Émergé·es, collectif antiraciste de professionnel·les FINTA, viendra présenter son travail dans l'industrie musicale. À la même heure, « Concentration dans les musiques électroniques » revient sur la domination croissante de quelques groupes transnationaux sur les festivals et grandes salles, et sur les conséquences pour les acteurs indépendants. Le soir, la théorie laisse place au spectacle avec « Errances Nocturnes », à Petit Bain à 20h et 22h. Imaginée par le collectif Kluster, la performance mêle danse, musique électronique et scénographie numérique autour de la fête libre comme espace de refuge, de révélation et d'émancipation. La représentation de 22h est suivie d'un after avec Futile, de minuit à 6h.

Samedi, la PEW s'intéresse à la manière dont les cultures électroniques peuvent continuer à produire leurs propres récits.

À 17h, Peachlyfe présente à Mains d'Œuvres la masterclass « Creating Narratives & Personal-Sounding Dance Music », autour de la création d'une musique personnelle et des liens entre cultures queer et électroniques. À 19h, « Prolifération des sound systems : une récupération mercantile d'une culture anti-capitaliste ? » pose frontalement la question de la commercialisation d'une culture historiquement construite en dehors des circuits traditionnels. Ed Gillett, Maliman de Yard One Soundsystem et ojoo de Psst discuteront notamment de l'essor des pop-up raves, du sponsoring et de la récupération commerciale des codes du soundsystem. À 19h également, « De la warehouse aux écouteurs » réunira notamment Charlie3000, Gilb'R et Juste Hervée pour réfléchir à l'évolution de nos manières d'écouter les musiques électroniques, de la warehouse au casque.

Pour finir, le dimanche, a PEW regarde vers les scènes qui existent en dehors des grands centres.

À 14h, le workshop « Décentraliser les scènes européennes : WAVMAP », avec Vincent Kulesza, questionne justement la concentration de la visibilité et des revenus dans quelques capitales européennes et présente des pistes pour mieux faire circuler les artistes et les scènes locales. À 15h, « Programmer, créer, hybrider » s'attaque quant à lui aux questions d'appropriation et d'extractivisme culturel, avec Harey Izé, Lola Ondi Kwa, Tina Tornade et Rihab Hdidou.

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