Une astronaute dans l’espace : l’incroyable week-end de Cercle Festival 2026
Trois scènes, 43 artistes, 54 000 festivaliers et une ouverture depuis la Station spatiale internationale : retour sur les moments forts du plus ambitieux festival jamais produit par Cercle.
Du 22 au 24 mai 2026, le Musée de l’Air et de l’Espace s’est transformé en cathédrale techno à ciel ouvert. Sous l’A380, entre les deux Concorde, au pied de la fusée Ariane : trois jours, trois scènes, 54 000 festivaliers et 43 artistes qui ont écrit l’un des chapitres les plus marquants de l’histoire récente de l’électro française.
On l’attendait, cette nouvelle édition du Cercle Festival . Après le succès retentissant de 2024 et les 24 000 festivaliers de la précédente édition, Cercle promettait le double de festivalier pour son retour au Bourget. Pendant trois jours, le tarmac du Musée de l’Air et de l’Espace est devenu une scène surréaliste où la musique a côtoyé des appareils légendaires, des astronautes ont pris la parole entre les DJ sets, et la foule a chanté à l’unisson sous l’A380, face à la fusée Ariane et aux Concorde.
L’OUVERTURE DEPUIS L’ORBITE : SOPHIE ADENOT FAIT LE LIEN ENTRE LA TERRE ET L’ISS
Le festival n’avait même pas vraiment commencé que Cercle avait déjà marqué nos esprits. Vendredi midi, un message vidéo s’affiche sur nos téléphones : Sophie Adenot, astronaute de l’ESA, parle depuis la Station Spatiale Internationale dans le cadre de la mission epsilon. Le clip, publié simultanément par Cercle, l’ESA, le CNES et l’astronaute, a explosé à plus de 500 000 vues dans ses premières heures en ligne. Personne n’avait jamais ouvert un festival électronique depuis l’orbite. Maintenant, cette image appartient à l'histoire : le ton est donné..
VENDREDI
À peine le message de Sophie Adenot diffusé depuis l’orbite que les trois scènes s’embrasent. Sur la scène Ariane, Indira Paganotto donne le signal du décollage. Dès ce premier jour, Cercle propose une programmation d’une rare ampleur : Adriatique, ANNA et Mind Against pour les profondeurs mélodiques ; Acid Pauli et Enfant Sauvage pour l’étrangeté et l’émotion ; Carlita, Marten Lou et Arodes pour les grooves solaires ; Rodrigo Gallardo et KILIMANJARO pour les couleurs afro-house. Berlioz apporte une parenthèse jazzy bienvenue, tandis que Sammy Virji lâche un set UK Garage parfaitement placé. Une ouverture éclectique qui annonce immédiatement la couleur.
SAMEDI
C’est le jour de la grande carte postale. Sur la scène A380, ARTBAT signe sans doute le moment visuel le plus partagé du festival. Lorsque résonne « Somebody That I Used To Know », des milliers de festivaliers reprennent le refrain à l’unisson, avec le ventre de l’Airbus en toile de fond. Une image de festival comme seul Cercle sait en produire.
Étienne de Crécy ramène l’esprit French Touch sur le tarmac, tandis que Kölsch et Monolink emmènent la foule vers des territoires plus organiques et mélodiques. Lane 8 et Kasablanca déploient leur signature avec maîtrise, LP Giobbi b2b DJ Tennis livrent l’un des back-to-back les plus attendus du week-end, et Vintage Culture remplit la fosse. Anfisa Letyago, Jimi Jules, Ginton et Parra for Cuva complètent une journée particulièrement dense.
DIMANCHE
Pour clôturer la scène A380 en apothéose, Eric Prydz déploie sa progressive house d’une précision millimétrée, avant que Röyksopp, en DJ set, n’entraîne le public dans une odyssée électronique d’une élégance rare.
Plus tôt dans la journée, Ben Böhmer touche en plein cœur avec son remix de « Magic » de Coldplay. Miss Monique et YOTTO portent haut les couleurs de la melodic house, tandis qu’Anetha et Funk Tribu confirment l’audace de la programmation techno. Mahmut Orhan, Thylacine et Weval apportent leurs nuances pop-électroniques, tandis qu’Aaron Hibell, Deer Jade, meera et nimino incarnent la relève. Enfin, le b2b inédit entre Âme DJ et Sama’ Abdulhadi, entre l’univers d’Innervisions et la techno palestinienne, illustre à lui seul la qualité de la programmation proposée tout au long du week-end.
Pendant toute la durée du festival, l’ESA et le CNES se sont installés entre les trois scènes. Un dôme dédié accueillait des conférences entre science et musique. Cercle a réussi le tour de force de faire dialoguer planétologues, astronautes, compositeurs et artistes au sein d’une même programmation.Cercle a également repoussé les frontières de l’expérience de la haute gastronomie en confiant la direction culinaire au chef Juan Arbelaez. Résultat : une offre food qui s’éloigne des standards habituels pour proposer une véritable scène culinaire et des concepts curatés pensés comme une extension de la programmation artistique.
Trois scènes, 43 artistes, 54 000 festivaliers, un astronaute en direct depuis l’ISS, un dôme de conférences portés par l’ESA et le CNES, un chef étoilé en cuisine : Cercle Festival 2026 a élargi le cahier des charges du « festival électronique ».
Plus qu’un rendez-vous musical, Cercle s’affirme désormais comme une plateforme culturelle qui pose ses pions à la croisée de la musique, du patrimoine, de la science et de l’image. Fort de 240 événements produits dans le monde, dont une trentaine dans des sites classés UNESCO, Cercle continue d’écrire son propre playbook et personne, en France, ne joue dans la même cour
Plus qu’un rendez-vous musical, Cercle s’affirme désormais comme une plateforme culturelle à la croisée de la musique, du patrimoine, de la science, de la gastronomie et de l’image. Fort de plus de 240 événements produits à travers le monde, dont une trentaine dans des sites classés au patrimoine mondial de l’UNESCO, le collectif continue d’écrire son propre modèle. À ce jour, aucun acteur français n’évolue véritablement sur le même terrain.

