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Comment un jeune label a décroché une résidence au Rex club en seulement un an d’existence

La trajectoire exemplaire de Hard Fist, licorne des écuries françaises

  • Sarah Pince
  • 3 April 2019

Une résidence au Rex Club, c’est un peu le graal pour un collectif, label ou artiste qui vise les feux de la rampe. C’est le passage vers la cour des grands, une porte vers le rayonnement international. Après la sortie de cinq EPs et plusieurs showcases en Pologne, Allemagne, Israël, Roumanie et en Turquie, le tout jeune label Hard Fist décroche la lune avec une première date au club historique parisien le 5 avril. Il y racontera la fête à sa manière : visionnaire, engagée et métissée.

Parti d’un amour pour la house music, Hard Fist s’est développé autour du noyau dur de ses deux co-fondateurs, le producteur Cornelius Doctor et Tushen Raï – Baptiste de son vrai nom – est aussi programmateur. Ce dernier, collectionneur de disques et de pépites anciennes et actuelles, s’est forgé une culture musicale riche entre musiques occidentales des années 1990 et l’arrivée des drums machines. Avec Cornelius Doctor, vétéran de la production qui bidouille des synthés et des boîtes à rythme depuis 10 ans, les deux artistes se sont retrouvés sur un même projet : proposer une musique au fondement organique, plus lente, psychédélique et chamanique.

L’identité du label s’est construite autour d’un constat : le monde dans lequel nous vivons est globalisé. En même temps que les liens de communication s’accélèrent à travers le monde, des cultures éloignées se mélangent, s’enrichissent mutuellement de leurs spécificités.

Au croisement d’un son global, new wave et multi culti, le label s’est nourri des musiques folkloriques et traditionnelles de transe, celles qui marquent les rassemblements spirituels et les rites de fête. Polyrythmies des musiques arabes, africaines, indiennes et demi-tons des gammes orientales s’intègrent aux basslines acid house, riffs de guitare électrique coldwave. Un mélange de répétition électronique et organique pour faire rentrer le public dans une transe individuelle et collective.

Son esthétique inclassable et hybride apporte un souffle nouveau à la musique électronique. Tout en sublimant les différences, ce melting-pot musical se rassemble autour d’une idée de la musique comme espace de rassemblement ; pacifier pour effacer ce qui nous divise. Que « les gens dansent librement en oubliant les regards des autres. », explique Baptiste.

« Ils ont cette dimension festive qui correspond au Rex, mais aussi ces valeurs d’ouverture, de fête libérée que nous partageons également. » confie Martin Grandperret, programmateur du Rex club depuis un an.

« La techno tourne en rond. Ce sont toujours les mêmes artistes que l’on retrouve sur les affiches. Le but est de lancer des pistes sur ces formes hybrides de la musique électronique pour renouveler les genres. Ce qui est intéressant avec Hard Fist, c’est qu’ils sont iconoclastes. » ajoute le directeur artistique.

Pour inaugurer sa résidence au Rex Club, le label ramène le 5 avril un plateau qui illustre son ADN multiculturel. Le producteur Pletnev, qui a signé le sixième EP de la maison, fera sa première apparition en France aux côtés d’un nom établi : Sascha Funke. Ont également répondu présents Paloma Colombe en b2b avec le contributeur d’Acid Arab depuis 2013 Shadi Khries, qui a signé son premier track chez Hard Fist. Sans oublier un back to back des OGs Cornelius Doctor et Tushen Raï. Deux diggers qui visent les étoiles.

Plus d’information sur l’événement facebook.

Pour avoir un avant-goût du voyage écoutez un extrait du sixième EP du label signé Pletnev, ici remixé par Sascha Funke :

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