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Galeries

Une artiste a dessiné le dancefloor des meilleurs clubs de Berlin

Là où les caméras n’ont pas droit d’entrée

  • Whitney Wei
  • 22 August 2018

Les clubs berlinois sont célèbres pour leur politique ‘no photos’ – l’artiste et auteur Whitney Wei s’est donc emparée de son carnet de croquis pour capturer l’essence des meilleurs dancefloors de la ville.

Sisyphos, Hauptstrasse 15

Plein de clubs berlinois comprennent un espace outdoor ou la végétation côtoie les aménagements en bois pour se reposer ou se distraire. Le jardin de Sisyphos est un des plus extravagants, un micro-village de bric et de broc qui comprend un sauna, un camion à pizza, un café et une petite épicerie, encourageant ses clients à y passer tout le weekend. L’occasion parfaite d’une illustration panoramique. J’ai choisi de mettre en avant ses aspects les plus idylliques : un radeau qui flotte sur un étang artificiel, deux tonnelles décorées de banderoles festivals et de jeunes arbres au milieu des grandes structures métalliques, le tout baigné des lumières multicolores du crépuscule.

Ohm, Köpenicker Strasse 70

Quand un ami m’a expliqué que OHM était en fait les anciens toilettes du Tresor, les murs couverts de carrelage si caractéristiques du club sont devenus plus qu’un aspect esthétique important à exprimer dans mon dessin, un indicateur visuel de l’histoire insolite du club. Des cinq clubs de Berlin représentés, OHM est mon préféré. Avec ses colonnes aux emplacements farfelus et son penchant pour les lumières rouges, le club évoque l’intimisme et la simplicité des salles underground de Brooklyn (RIP Palisades !) où je suis tombée amoureuse de la vie nocturne pour la première fois.

Kater Blau, Holzmarktstraße 25

La version contemporaine du légendaire Bar 25 de Berlin : le Kater Blau, la rave version cirque kaléidoscopique. Dans l’espace outdoor Der Acid Bogen, j’ai dessiné depuis le sommet des rangées de sièges de l’amphi qui entoure sa fosse aux lions, un dancefloor carnivalesque. En plissant les yeux pour voir à travers la fumée, les lumières et les culs en mouvement, je me suis concentrée sur les guirlandes de fleurs enroulées autour du DJ booth et du bar en bois, le museau du chat qui dépasse au dessus de la scène et les pendants lumineux qui clignotent autour d’une énorme lanterne pivotante. Une femme qui dansait sur la balustrade venait jeter un œil à mon carnet de temps en temps.

Tresor, Köpenicker Strasse 70

Tresor est peut-être connu pour la cage qui entoure son DJ booth, mais quand j’ai exploré le labyrinthe de ses recoins, c’est le second étage qui m’a le plus frappée. En matière d'architecture de club, le Globus est une impressionnante démonstration de symétrie. Dans mon dessin, je voulais communiquer la manière cinématique avec laquelle son entrée de béton sombre encadre cette masse de danseurs dans la pénombre, tous teintés des rayons de lumière orange qui viennent du fond. Comme pour tous mes dessins, le travail au pinceau est grossier et rapide, pour capturer l’énergie frénétique de la musique électronique.

Berghain, am Wriezener Bahnhof

Comme un club qui se complaît dans les extrêmes (le pouvoir d’humilier ou d’approuver à l’entrée, une politique d’entrée draconienne mais un dancefloor sans limites, aimé ou détesté), Berghain est tout en rouge et bleu. Les couleurs représentent le fort contraste entre ces tendances antisociales distantes, et l’hédonisme familier qui pousse le public à revenir. D’un point de vue architectural, je voulais capturer les aspects les plus reconnaissables du Berghain: des plafonds caverneux et un mur de vitres à carreaux qui rappellent l’intérieur d’une église.

Whitney Wei est rédactrice et illustratrice freelance, suivez-la sur Twitter et Instagram

Cet article est initialement paru sur la version anglaise de Mixmag.
Traduction : @MarieDapoigny

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