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En bref

Rebekah nous dévoile les secrets d’ ‘Industrial Mind’, un manifeste d’une intensité assumée

Avec son nouveau LP, Rebekah signe un retour viscéral à l’essence de son identité artistique

  • Camille-Saraah Lorané
  • 26 February 2026

Figure incontournable de la hard techno contemporaine, Rebekah revient avec 'Industrial Mind', un album radical et introspectif qui marque un retour en force à ses racines industrielles. Alliant puissance brute, émotion à fleur de peau et envie de faire évoluer le dancefloor, l'artiste britannique livre un album conçu comme le prolongement direct de son énergie. À l'occasion de la sortie du premier single, 'Don't Let Go', le 27 février prochain, la productrice revient sur sa collaboration avec Hellish et sa relation avec so intensité innée et l'évolution de sa vision artistique.

Tout au long de sa carrière, la boss du labels Decoy n'a cessé de repousser les limites de la techno, passant d'une esthétique sombre et hypnotique à un son hard dance de plus en plus féroce et expérimental. Avec 'Industrial Mind', Rebekah ouvre un nouveau chapitre de sa carrière, sortant de sa zone de confort avec un morceau bounce techno imprévisible et entraînant.

Ce nouvel album se présente comme un véritable bilan de vie, traversé par les défis et les chagrins qu’elle a affrontés ces derniers temps. C’est une plongée intime dans l’esprit de Rebekah, mais aussi dans les coulisses d’ 'Industrial Mind' : un projet viscéral, né du cœur et pensé comme une catharsis émotionnelle.


Pourquoi as-tu choisi 'Don't Let Go' comme premier single de l'album ?

'Don't Let Go' a une essence tellement belle. Je voulais vraiment commencer avec quelque chose d'industriel mais aussi de beau à la fois. C'est toujours un banger, mais c'est peut-être quelque chose auquel la plupart des gens ne s'attendaient pas.

Comment as-tu trouvé l'équilibre entre la puissance industrielle et l'émotion dans ce morceau ?

Hellish m'a envoyé ce morceau avec les voix déjà enregistrées et il m'a immédiatement touchée émotionnellement. J'ai cependant senti que certaines parties ne fonctionnaient pas et que le morceau pouvait être renforcé dans son ensemble. Nous avons remplacé certains cris et approfondi le travail de sound design. Je ne peux donc pas m'attribuer tout le mérite, car c'est Hellish qui a vraiment eu l'idée créative et qui a donné la direction à suivre. Nous avons échangé pendant plusieurs mois, en ajoutant différents éléments et en envisageant différentes options pour la suite du morceau après le break. Fallait-il aller vers un son plus hardcore ou vers une hard techno plus épurée ? Nous avons tous les deux décidé que la voie la plus clean était la plus puissante pour ce morceau.

Qu'est-ce qui t'a donné envie de collaborer avec Hellish ?

Je me suis sentie connectée à la voix du morceau et à ses éléments soul. J'aime aussi toujours collaborer avec de jeunes artistes talentueux qui ont des influences et des références différentes. Je pense que cela rend la musique plus riche et intéressante.

Pourquoi décris-tu votre projet 'Industrial Mind' comme un retour à tes racines, une reconnexion avec qui tu es vraiment en tant qu'artiste ?

En tant qu’artiste, il est très difficile d’échapper à soi-même, à sa manière d’arranger, à sa palette sonore. Cet album marque un retour à l’industriel, mais avec une nouvelle sensibilité. Il est plus intense, porté par des voix et des mélodies issues de mes explorations récentes de genres plus bruts. Ma palette s’est élargie, mais quelque chose de fondamental demeure.

Nous te connaissons pour l'intensité que tu apportes derrière les platines. Qui est Rebekah en dehors du DJ booth ?

Pour être honnête, cette intensité ne s'arrête pas une fois sortie du DJ booth. Je suis vraiment quelqu’un de profondément curieux, qui s’obsède facilement et va toujours au bout des choses. Ma personnalité ne me permet pas d'être décontractée. Si je joue à un jeu vidéo, je m'y investis à fond, je m'immerge totalement dans mon personnage et dans le monde dans lequel il vit. Si je fais du crossfit, je m'y investis à fond. Si je fais du crossfit, je dois trouver les itinéraires les plus longs et les plus difficiles possibles, pour me lancer des défis. Plus je vieillis, plus le véritable défi consiste à trouver un équilibre et à comprendre que la vie n'est pas un sprint, mais un marathon, et que je devrais simplement ralentir... un peu !

Qu'est-ce qui a le plus changé dans ta vie au cours des dernières années et cela se reflète-t-il dans ta musique ?

C'est un cliché, mais j'ai arrêté de me soucier de ce que les gens pensent, ou de ce que je pense que les gens pensent. Je me suis autorisée à m'amuser autant que possible. Les changements, la perte d'êtres chers et les chagrins d'amour ont été lourds à porter ces dernières années, mais cela m'a seulement fait réaliser que la vie est courte et qu'il faut la prendre avec légèreté. Tout n’a pas besoin d’être sérieux, et ma musique reflète aujourd’hui cette liberté.

En quoi la hard techno te permet-elle d'exprimer des émotions que d'autres styles ne permettent pas d'exprimer ?

Pour moi, la hard techno est libératrice sur le plan énergétique. Je dis toujours que les soirées hard techno sont un baptême du feu. Vous allez danser et vous vous donnez à fond sur la piste. On danse, on se donne entièrement. La franchise du son ne laisse aucune place à l’ambiguïté.

Comment parviens-tu à conserver un son reconnaissable tout en explorant de multiples influences ?

Les kicks et les arrangements restent ma signature. Je ne suis pas une ingénieure capable de décoder un style et de le reproduire mécaniquement. Ma version du hardcore s'exprimera à ma manière, en canalisant mon énergie de DJ tout au long du processus. Mes riffs et mélodies influencés par le hardstyle s'inscrivent dans l’indus. J’ai volontairement évité des drops et des montées trop attendus. J’ai envie de défier davantage le dancefloor, de surprendre avec des structures moins prévisibles. Je pense que la surprise viendra désormais moins des arrangements et davantage de la création de quelque chose de nouveau pour le public.


Y a-t-il un morceau qui t'a fait sortir de ta zone de confort ?

‘Echoes’ est ma version de la bounce techno, un morceau hybride de hard house avec une basse très réverbérée. Les synthés ne font pas partie de mes habitudes. La zone de confort aurait été de faire quelque chose de plus orienté vers la techno, mais j’ai laissé mes influences des dernières années me guider. Finalement, j’ai vraiment appris à aimer ce morceau : c’est de la techno, mais avec une touche singulière.

Comment vas-tu intégrer l'univers d' 'Industrial Mind' dans ton prochain show pour Electronic Subculture ?

Nous allons présenter la musique de l’album accompagnée de visuels afin de donner une nouvelle identité à mon son actuel. J’ai toujours aimé associer image et musique, car ces deux formes d’art se complètent et créent une expérience sensorielle unique. Ce sera la première fois que ces visuels seront présentés, dans leur forme la plus pure et la plus brute. J’ai vraiment hâte de découvrir la réaction du public, notamment lors de mon prochain passage pour Electronic Subculture.


Pour voir Rebekah sur scène IRL, Electronic Subculture organise un événement le 28 février à La Fabriek avec entre autres, MYU:SA, Urumi, et Viudark. Ce soir-là, elle promet de nous ouvrir les portes de son univers et de nous faire découvrir 'Industrial Mind'.

Pour plus d'infos, direction la billetterie

CRÉDITS PHOTOS :


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