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​Une nouvelle étude démontre que les frissons en festival sont un signe de bonne santé

Ce phénomène délicat a désormais une explication scientifique

  • La Rédaction
  • 12 September 2018
​Une nouvelle étude démontre que les frissons en festival sont un signe de bonne santé

Une étude menée par les chercheurs Matthew Sachs et Robin Murphy de l’Université d’Harvard s’est intéressé aux frissons ressenti pendant les festivals musicaux dans le cadre du « Barclaycard's Summer of Goosebumps »

Une recherche antérieure sur ce sujet épineux avait révélé que différents facteurs d'une performance live - que ce soit les chants collectifs, les montées de sons, l’intensité des paroles et les intervalles harmonieuses - sont la clés de la chair de poule.

Grâce à ses recherches et ses expérimentations, Matthew Sachs a développé une équation qui traduit la sensation en un schéma mathématique qui peut prédire la chance qu’une chair de poule survienne au cours d’une performance live. Voici l’équation :

«De nombreuses études ont tenté d’étudier les causes de l’émotion que nous ressentons lorsque nous écoutons de la musique, mais ces expériences ont généralement eu lieu en laboratoire » explique Sachs dans une interview donnée à The Independent. «Nous n’avons jamais été en mesure d’explorer comment de multiples facteurs influencent la probabilité de ressentir la chair de poule dans un contexte réel.»

En testant 100 sujets au festival Reading de Leeds au mois d’août dernier, Sachs and Murphy ont découvert que 55% des participants à l’étude ont eu la chair de poule en regardant 45 minutes d’une performance live. En plus de surveiller la réponse physiologique de chaque individu, les chercheurs ont également interrogé les participants sur leur vision de la vie ainsi que sur leurs perceptions mentales et physiques de la santé, avant de comparer les résultats.

Ces réponses et leurs analyses ont permis de démontrer que les personnes qui ont eu la chair de poule devant la performance à ce festival sont plus créatives, généreuses, positives et dans de meilleurs conditions physiques que ce qui - a contrario - n’ont pas ressenti la même chose au cours du live.

Parmi cet échantillon, 88% des personnes qui ont ressenti cette sensation se décrivent comme des personnes «empathiques» et «agréables» alors que ce n’est le cas qu’à hauteur de 63% pour ce qui n’ont rien ressenti. 66% de ces premiers confient d’ailleurs être en excellente santé physique et mentale lorsqu’il ont fait l’expérience du concert - ce qui n’est le cas que pour 46% des autres sujets.

« Les résultats de l’étude Barclaycard sont les premiers à démontrer la corrélation entre les différents personnalités et les personnes qui font l’expérience de frissons» explique le Professeur Robin Murphy. «De toute évidence, les deux sont connectés avec le divertissement live et la chair de poule a un impact sur le sentiment de bien-être et sur l’humeur. »

L’expérience a aussi démontré que les femmes (55%) ont une expérience plus intense de la musique que les hommes (46%). En moyenne, les personnes qui ressentent des frissons lors de performances musicales en direct vont rencontrer la sensation six fois par mois.

Lorsque les scientifiques s’étaient penchés sur les genres musicaux les plus susceptibles de causer la chair de poule, le rock est arrivé en tête à hauteur de 31%, suivi par la pop (29%), l’indie (7%), la house (6%) et le classique (5%).

D’autres recherches conduites cet été ont dévoilé que deux femmes sur trois sont préoccupées par le harcèlement sexuel en festival, que la musique peut réduire le stress jusqu’à 65% et que le fait d’être mélomane peut révéler un sentiment humain plus poussé chez un individu.

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